Le nombre de variantes du poker est quasiment infini. Aussi avons-nous décidé de nous focaliser sur les cinq formes les plus courantes, celles que l’on retrouve toujours dans les casinos, les clubs, le cyberespace, où l’on joue aussi bien pour de l’argent que pour des points sans valeur financière. Chaque variante est spécifique, et certaines plaisent plus à certains joueurs qu’à d’autres.
EN UN COUP D’ŒIL
Au départ, nous vous conseillons de ne négliger aucune variante. N’oubliez pas que la variété est le sel de la vie. Vous devez commencer quelque part, et ces grandes lignes ont pour objet de mieux vous guider dans votre choix.
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LE TEXAS HOLD’EM est la forme de poker la plus répandue dans le monde. C’est à cette variante reine que se dispute le Championnat du monde lors des World Series of Poker (WSOP) à Las Vegas. C’est aussi le poker que vous avez pu voir en retransmission de tournoi télévisé.
Le Texas hold’em peut être
pratiqué à des limites
fixes, en pot-limit ou en no-limit.
Il est autant populaire en parties
d’argent qu’en tournois.
Le Texas hold’em est d’une
simplicité enfantine et on
l’apprend en quelques minutes,
mais une vie ne suffit pas à
maîtriser les finesses. Vous
devrez faire appel à une large
gamme d’aptitudes pour bien
y jouer et ceux qui y excellent sont
toujours aussi d’excellents
décrypteurs d’adversaires,
ce qui leur permet de deviner avec
plus de justesse le jeu adverse. Les
pros parviennent à ce stade
d’une manière désarmante.
D’autres formes du poker requièrent
une bonne mémoire, mais ce
n’est pas le cas au Texas hold’em.
Par comparaison, dans le stud, chaque
joueur reçoit sept cartes (trois
faces en l’air et quatre faces
en bas) et doit mémoriser les
cartes qu’il a pu voir au fil
du coup afin de mieux mesurer sa probabilité
(et/ou celle de l’adversaire)
de toucher telle ou telle combinaison.
En Texas hold’em, toutes les
cartes exposées restent visibles
jusqu’à la fin du coup
car elles appartiennent aux joueurs
encore en lice.
Donc si vous n’avez pas une
mémoire d’éléphant,
le Texas hold’em est le poker
qu’il vous faut, nous vous recommandons
de l’apprendre en premier. C’est
le poker le plus fréquent,
mais aussi parce qu’il constitue
une très bonne base pour comprendre
les autres variantes.
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L’OMAHA - L’OMAHA HI –LO - OMAHA/8 sont assez proches du Texas hold’em. La différence structurelle majeure est qu’en Omaha vous recevez quatre cartes au lieu de deux en Texas hold’em, mais les joueurs doivent obligatoirement choisir deux de ces quatre cartes pour former leur combinaison finale par mariage avec les cartes communes.
En Texas hold’em,
vous pouvez utiliser vos deux cartes,
mais aussi une seule, voire aucune
(auquel cas vous ne jouez qu’avec
les cinq cartes visibles et appartenant
à tous les joueurs).
L’Omaha est joué au «
high-only » (« au gros
» ou « au fort »)
tandis que l’Omaha/8 est un
poker où le pot est partagé
entre la combinaison la plus forte
et la combinaison la plus faible.
Ces différences expliquent
que les stratégies de ces pokers-là
connaissent de profondes dissemblances
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LE STUD A 7 CARTES et LE STUD A 7 CARTES HI-LO (seven stud/8) diffèrent radicalement du hold’em et de l’Omaha.Ces derniers utilisent des cartes communes à tous les joueurs. En stud, chaque joueur possède sa propre main. Et si cette main ne lui convient pas, il rassemble la totalité de ses cartes et les remet au donneur.
Cela oblige les joueurs encore en lice de se souvenir des cartes qu’ils ont vues chez les adversaires qui viennent de passer, car ce sont autant de cartes que ne possèdent pas les autres joueurs ou qu’eux-mêmes n’ont aucun espoir de recevoir.
Donc autant d’indices qui aident à décider s’il est intéressant de poursuivre le coup ou non. Se souvenir d’un certain nombre de cartes constitue une aptitude primordiale au stud, et comme au gin-rummy, vous ne serez jamais qu’un joueur médiocre si vous ne savez pas quelles cartes sont sorties du jeu.
Si le stud à 7 cartes vous interpelle davantage que le Texas hold’em, alors allez-y et commencez donc votre apprentissage du poker par lui. Mais hors de la partie et des Etats-Unis, où le stud à 7 cartes est encore extrêmement vivace, vous aurez un peu de mal à trouver des parties de stud à 7 cartes. Certains casinos ou clubs ont réglé définitivement la question en ne proposant plus que des parties de hold’em.
Si après ce
rapide survol des variantes du poker,
aucune ne vous accroche a priori plus
qu’une autre, nous vous suggérons
de commencer par étudier la
plus universelle, à savoir
le Texas hold’em, puis le le
stud à 7 cartes.
Quand vous les aurez bien intégrées,
vous pourrez étudier l’Omaha.
La plupart des joueurs américains
ne pratiquent que le Texas hold’em
et l’Omaha/8, alors qu’en
Europe, le couplé gagnant est
plutôt le Texas hold’em
et l’Omaha pot-limit, parfois
même au choix du donneur dans
une même partie ou un même
tournoi.
La structure du jeu d’Omaha
prend ses racines dans le Texas hold’em,
lequel est plus facile à apprendre,
aussi vaut-il mieux démarrer
son apprentissage du poker par le
hold’em.
Beaucoup de joueurs qui ont commencé
avec le stud à 7 cartes n’y
jouent plus jamais ensuite une fois
qu’ils ont appris le hold’em.
Certains préfèrent en
rester au stud à 7 cartes,
voire au stud à 7 cartes hi-lo,
car les jeux de partage génèrent
toujours des pots plus importants.
Ce jeu a d’ailleurs gagné
en popularité ces dernières
années.
Quelque soit votre choix final, sachez
qu’il est de toute façon
préférable de savoir
jouer aux cinq variantes proposées,
même si vous n’en adoptez
qu’une seule de prédilection.
On apprend toujours des pokers que
l’on ne pratique pas couramment,
ils apportent un éclairage
nouveau et enrichissant qui peut améliorer
votre stratégie.
