CONSIDERATIONS
STRATEGIQUES ESSENTIELLES
Le poker ne serait rien
sans la stratégie. C’est
d’ailleurs elle qui le rend aussi
passionnant. Car si vous n’avez
aucune idée des décisions
prendre (suivre, passer, relancer, etc.)
autant vous
mettre à jouer à la loterie.
La stratégie et la connaissance
du jeu augmentent le contrôle
que vous exercez sur votre destinée
à la table.
La stratégie est toujours motivée
par un objectif à atteindre.
Au poker, cet objectif est de gagner
de l’argent. Et non de gagner
des pots. Car si votre objectif consiste
à gagner des pots, c’est
facile : jouez donc chaque coup jusqu’à
la dernière carte et vous aurez
ainsi gagné tous les pots que
le hasard aura bien voulu vous octroyer.
Mais au passage, vous aurez perdu de
l’argent, beaucoup d’argent.
Puisque vous ne pouvez pas jouer tous
les coups sans y laisser votre chemise
au final, vous devez être sélectif
quant aux mains que vous allez décider
de jouer. Les meilleurs joueurs participent
à un nombre très réduit
de coups. Mais quand ils entrent dans
un coup, ils le font avec agressivité
afin de pondérer leurs mains
fortes avec un montant en argent élevé.
C‘est là l’essence
du poker gagnant : tout le monde peut
gagner à court terme ; mais sur
le long terme, toutes choses égales
par ailleurs, les bons joueurs remportent
davantage d’argent avec leurs
mains fortes et perdent moins d’argent
avec leurs mains faibles que leurs adversaires
moins évolués.
Le poker est un jeu de stratégie,
et cette stratégie est tellement
riche et diverse qu’il importe
d’organiser méthodiquement
les éléments, les données,
les faits que vous rencontrez afin d’en
tirer le meilleur parti. Sinon, vous
allez courir le risque de voir les arbres
mais pas la forêt.
Donc qu’est ce qui est important
?
Une façon de commencer à
sérier les informations qui vont
vous être utiles est de passer
en revue les décisions fréquentes.
Même si une mauvaise décision
conduit à perdre une petite quantité
d’argent, cette quantité
pourra devenir énorme si la même
erreur est répétée
souvent. Le fait de défendre
systématiquement son petit blind
en hold’em ou en Omaha est un
bon exemple car vous aurez à
prendre cette décision seulement
une fois tous les neuf ou dix coups.
Si vous défendez
toujours votre blind sans vous préoccuper
de la main que vous avez reçue,
vous investissez une petite quantité
d’argent sur des coups où
il est probablement déraisonnable
de le faire. A la fin de l’année,
le coût de ces erreurs, certes
modique unitairement, peut prendre des
dimensions dantesques.
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Décider de suivre ou de passer
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Faire le bon choix