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GAGNER PLUTOT QUE PERDRE

Le Poker affûte l’intellect. Bien joué, il remplit le portefeuille. Par-dessus tout, il nous oblige à réfléchir à notre stratégie et à la faire évoluer. Les joueurs qui choisissent d’ignorer ces réalités sont généralement les perdants cycliques.

Plutôt que d’affronter les déficiences de leur propre jeu, ils blâment le hasard qui s’acharnerait contre eux, ou le donneur, ou les cartes, ou n’importe quoi d’autres mais surtout pas eux-mêmes.

Jonathan Swift, il y a quelque 250 ans, disait : « La satire est une sorte de miroir où l’on voit le visage des autres mais pas le sien ». L’analogie vaut pour les perdants au poker. Ils voient les défauts dans les façons de jouer des autres mais pas dans la leur et passent à côté de l’examen de leur propre cas.

Peut-être qu’Antony Holden a mieux encore formulé cette idée. Dans son livre Big Deal : A year as a professional Poker Player, il écrit : « Qu’il le veuille ou non, le caractère d’un homme est mis à nu à une table de poker ; si les autres joueurs le décryptent mieux que lui ne les décrypte, il ne doit s’en prendre qu’à lui.

Sauf à être capable et préparé à se voir lui-même comme les autres le voient, avec ses défauts, il sera perdant comme il l’est dans la vie ».

Si vous n’êtes pas prêt à remettre en cause votre finesse pokérienne et votre caractère, et que vos meilleurs adversaires passent leur temps à le faire à chaque fois que vous les affrontez, vous n’obtiendrez pas le succès à long terme.

Tel est le défi que vous devez relever si vous voulez bien jouer au poker : ne pas craindre de mettre à nu votre propre caractère, l’analyser, l’amender encore et encore, aussi longtemps que nécessaire pour devenir un gagnant dans les cartes et dans la vie.

Si vous relevez ce défi et si vous avez un minimum de talent, vous deviendrez un joueur de poker gagnant.

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